Mi Seh Bum Bum (La Guerre des fesses)


Paris, la température monte - comme si l’énergie des corps et la liberté diffuse offraient à la ville toute son incandescence. C’est le programme de Patricia Badin, performeuse et professionnelle du booty-shake et d’Aïda Bruyère, jeune plasticienne, adepte du twerk qui s’empare de cette énergie.

Aïda Bruyère vit et travaille à Paris. Elle a fait ses armes aux Beaux-Arts de Paris mais ses inspirations prennent racine plus au sud, au Mali où elle a grandi. Œuvres imprimées, captures sauvages et travail d’édition : l’exposition retrace pour la première fois le travail de l’artiste dédié au déchainement des corps et des fesses, symbole d’émancipation et de pouvoir. Un pouvoir souvent arraché de force par la femme, dont le corps (re)devient ici un levier d’action. Cette dynamique du corps prolonge une forme de militantisme, l’Empowerment des femmes.

Issue de la génération qui voit se multiplier images, auto-fiction, fantasmes et technologies, Aïda Bruyère transcende la culture populaire et la sublime, en extrayant sa force et son impertinence.

À l’occasion de l’exposition mi-seh bum bum - la guerre des fesses, devise reprise du patwa jamaïcain - Aïda s’entoure de collaborateurs : The Bells Angels qui, pour l’occasion, se jouent des paramètres de distorsion et d’accumulation en vue de former une archive de “fesses hallucinées”; et PAÏEN qui invoque une toute autre iconographie néo-médiévale et investit l’espace étouffé du sous-sol.

- Texte de Milena Oldfield

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The temperature rises in Paris; as if the body energy and the feeling of freedom gave the city all of its glow. What seizes this energy is the work of Patricia Badin —a performer and booty shake professional— and Aïda Bruyère —a young visual artist and twerk passionate—.

Aïda Bruyère works and lives in Paris. She is a student at l’École nationale des Beaux-Arts de Paris but her inspirations are rooted in Mali, where she was raised. Through printed works, captures caught on the fly and publishing work, the exhibition is the first to combine the work of the artist devoted to the unbridlement of bodies and butts, symbols of emancipation and power. Women often elicit power by force, and here their body becomes a leverage (again). This dynamic of the body is a form of activism: the Women’s empowerment. Shaped by a generation that is witnessing a profusion of images, of autofiction, of fantasies and technologies, Aïda Bruyère’s strength and sauciness comes from the way she transcends popular culture and sublimates it.

On the occasion of the “Mi-Seh Bum Bum’’ exhibition —“the Butts War in Jamaican patwa’’—, Aïda surrounds herself of fellow artists: The Bell Angels exploits the parameters of distortion and accumulation in order to form an archive of “hallucinated butts’’, and PAÏEN invokes a completely

different Neo-medieval iconography and invests the close atmosphere of the basement.

- Milena Oldfield (translated by Joséphine Dick)


Vues d’exposition : Julien Sirjacq

Floréal Belleville
22 Février au 17 Mars 2019
Une exposition de Aïda Bruyère + Guests (Patricia Badin, The Bells Angels, Païen)