Musoya


Musoya, terme désignant la féminité en bambara (dialecte malien) est une performance imaginée avec Patricia Badin, danseuse de bootyshake. Seulement cette fois-ci, Patricia s’est allégée de tout les apparats de scène qu’elle utilise habituellement lors de ses performances (costumes, perruques, coiffes…) pour revenir à l’essentiel de la danse, du corps, du muscle.
Patricia danse de dos, au rythme lent des images lumineuses projetées sur son corps musclé. Se créent ainsi différents tableaux de femmes en fonction de la projection, elle est tour à tour emprisonnée, sauvage, libre ou dominée…
J’ai choisi de citer un commentaire de Anthony Vincent, journaliste pour le magazine Têtu, sur notre performance :
“Avec […] cette performance de Patricia Badin. sur une musique désynchronisée, entrecoupée, elle twerkait d’abord face à une projection de son propre corps. Comme autant d’ombres chinoises de fantasmes coloniaux, telle une nouvelle vénus hottentote, toujours dos au public elle me rappelait également le geste de la grande chorégraphe Trisha Brown et son célèbre solo, if you couldn’t see me, parce qu’on en a plein le dos.”



Musoya, is a performance created by bootyshake dancer Patricia Badin. Only this time, Patricia has offloaded all the stage props she usually uses during her performances (costumes, wigs, headdresses…) to return to the basics of dance, body and muscle.
Patricia dances from behind, to the slow rhythm of the luminous images projected on her muscular body. Depending on the projection, different portrayals of women are created: she is alternately imprisoned, wild, free or dominated…
Here is a quote from Anthony Vincent, a journalist for the Têtu magazine, about our performance:
“Performing to a de-synchronized, interspersed music, Patricia Badin was most importantly twerking in front of a projection of her own body. The game of shadows echoed to colonial fantaisies, reminiscent of the Venus Hottentote, and while the audience was still seeing her from behind, her dorsal movements reminded me of those of the great choreographer Trisha Brown and her famous solo If you couldn’t see me.”

— Translated by Joséphine Dick


Performance créée en Mars 2020

Joué au Silencio pour ELLE.S en mars 2020 et à la Station Gare des Mines en Septembre 2020